mercredi 21 mars 2012

Se préparer à la réussite



J'ai reçu ma convocation au concours de conservateur externe et, non, je n'irais pas. Je l'ai jetée, je suis déterminée, je n'irais pas cette année. Mais cela m'a fait repenser à l'an dernier, à toutes ces heures à m'user les fonds de pantalon sur des bancs d'école, à composer, à synthétiser. Tous mes congés ou presque passés à réviser. Et puis l'oral, la fierté de pouvoir défendre en personne ma candidature, la fierté d'être reçue. Et puis la peur, la peur immense. Car personne ne nous l'a jamais dit ça, ce qu'il se passe, une fois reçu.

J'ai épluché le Web à la recherche de témoignages, d'informations, de bribes. J'ai rédigé des messages sur des forums. Je me suis même fait violence et je suis allée interroger les bibliothécaires de la BU d'à côté. J'ai passé deux semaines d'angoisse à attendre le courrier explicatif du ministère. Mais leur message sibyllin n'a pas su répondre à toutes mes interrogations. Et je crois que c'est à ce moment-là que je me suis dit que, si j'avais un blog, j'irais témoigner de ce qui se passe *après* avoir été reçu. Pour que d'autres puissent faire baisser un peu leur taux d'anxiété et accueillir plus sereinement la suite, contrairement à moi.

Tout ce que je vais décrire ici concerne mon expérience de reçue au concours de Bibliothécaire adjoint/assistant spécialisé externe, mais je suppose que certaines parties peuvent être transposées à d'autres concours des bibliothèques d’État (quoique pour le passage à l'Enssib des catégories A, c'est pour moi le noir complet). N'hésitez pas à compléter / corriger mon propos dans les commentaires si vous avez d'autres points à ajouter.


Voilà, votre nom est apparu dans la liste, vous avez sauté de joie et trinqué à qui mieux mieux. Que se passe-t-il ensuite ?
- D'ici une ou deux semaines, vous recevrez les instructions officielles du ministère par courrier ;
- Sachez déjà qu'ils vont vous renvoyer vers le serveur Poppée dédié à la gestion des personnels des bibliothèques et, que dans un futur proche, la liste de établissements proposant des postes "au concours" y sera affiché ;
- Pas de suspens de ce côté-là : environ 80% des postes proposés seront sur Paris ;
- Il vous faudra appeler chaque établissement (en espérant que le numéro fourni soit le bon ou en tâtonnant jusqu'à trouver un interlocuteur bienveillant) pour obtenir une fiche de poste, ou tout du moins une description succincte ;
- Ce que personne ne dit, c'est que vous êtes sensé essayer d'obtenir un rendez-vous avec les responsables des bibliothèques qui vous intéressent, comme pour un entretien d'embauche, et y faire bonne figure ;
- Dans les faits, certains voudront bien se contenter d'un entretien téléphonique ;
- Dans tous les cas, préparez-vous à passer de nombreuses heures au téléphone aux heures de bureau (comme c'est pratique... j'aurais bien pris des jours de congé juste pour m'occuper de ça mais ils étaient déjà tous partis dans la préparation et le passage des concours : soyez plus malins que moi, gardez-en un ou deux !) ;
- Une fois le délai officiel de réflexion achevé, il vous faut renvoyer une liste de vœux (cinq je crois ?) au ministère ;
- Les établissements aussi peuvent énoncer des vœux quand aux candidats qu'ils souhaiteraient accueillir (mais d'après les directeurs à qui j'ai pu en parler, leur prise en compte reste assez minime) ;
- Il faut aussi renvoyer aux ressources humaines du ministère tout un tas de paperasses administratives, enfin la routine habituelle quoi ;
- Le ministère fait sa tambouille, entre le classement des candidats, les vœux des uns et des autres, le cycle de la lune et, environ deux semaines plus tard (si mes souvenirs sont justes), votre affectation apparaît sur Poppée (joie ? horreur ? consternation ?) ;
- Il faut renvoyer un papier pour accepter ladite affectation ;
- Et n'oubliez pas de contacter votre nouvel établissement, non seulement pour savoir où et quand débarquer chez eux, mais aussi parce que *leurs* ressources humaines auront aussi besoin de tout un tas de paperasse.

Bonnes chances à tout ceux pour qui les dates d'admissibilité se rapprochent à grands pas !


Licence Creative CommonsPhoto : prise par moi-même dans l'Ain en juillet 2011.
Ce texte et cette photo sont mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 Générique.

lundi 12 mars 2012

En veille



Je l'avoue, je suis une médiocre veilleuse, et je m'en veux beaucoup. Mon reader spécial "bibliothèques" déborde constamment et j'en repousse toujours la lecture à d'hypothétiques moments plus propices ou plus calmes. Après tout, il s'agit là de veille professionnelle ! Je ne vais pas la lire sur un coin de table en déjeunant ou à moitié assoupie au fond de mon lit ! Elle réclame une posture active, une prise de notes alerte ! Alors, évidemment, à vouloir faire trop bien, je ne fais rien du tout, je ne lis que trop rarement et toujours en complet décalage avec l'actualité brûlante qui agite Twitter de soubresauts constants.

Pourtant, je m'aperçois que je lis quotidiennement quantité de blogs (qui, eux, ne parlent pas de bibliothèques). Leur lecture me divertit bien sûr, m'enrichit parfois, et c'est avec plaisir que j'en fais le tour chaque matin. J'aime qu'on me raconte des histoires, qu'on me fasse découvrir d'autres métiers, des points de vues différents, de nouveaux horizons. Mais les blogs de bibliothécaires aussi sont porteurs de tous ces étonnements, ces émerveillements, ces amusements, en plus d'apporter d'intéressantes réflexions professionnelles. Alors, pourquoi m'en priver bêtement ?

Alors, il y a deux semaines, j'ai pris la bonne résolution de cesser de procrastiner, de culpabiliser, de pondérer indéfiniment. Et j'ai lu. Une tartine à la main dans la pénombre du petit jour. Tassée contre des inconnus sur ma ligne de RER. Assise à la banque de prêt en attendant que le dernier étudiant finisse de ranger ses affaires. Enfouie sous ma couette, toutes lumières éteintes. En commençant par la veille avisée de Cécile Arènes. En dépouillant mes innombrables flux RSS. En cliquant frénétiquement sur les liens proposés par de valeureux et bouillonnants twitteurs. Et en recommençant le lendemain.

Plus de cogitations, plus de coupables tergiversations : je veille ! Mes stylos de couleurs et mes fiches cartonnées continuent de me faire de l'oeil et de me démanger, mais tanpis ! Je lis ! Je m'imprègne du bon sens et des lumineuses idées de tous ces virtuels collègues ! Peut-être ne me souviendrais-je pas de tout, mais quoi, je n'ai plus d'échéance de concours à court terme, il n'est plus question de rédiger des fiches de lecture détaillées. Il était temps que j'en finisse de ces encombrantes habitudes !

Tout ça pour juste pour dire merci. Merci à tous, biblioblogueurs, d'alimenter ainsi mon infinie liste de lectures virtuelles. C'est un plaisir de vous lire enfin.



Licence Creative Commons
Photo : prise par Le Xav'.
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jeudi 8 mars 2012

Inaccessibles sommets...



J'avais prévu de parler de veille, mais puisque nous sommes le 8 mars pour encore quelques heures, je vais plutôt vous proposer un addendum à mon précédent billet.

En bibliothèque, nous avons la chance d'évoluer dans un milieu très féminisé, même en haut de l'échelle (environ 70% de femmes en bibliothèques et environ 70% de femmes parmi les conservateurs d’État). Sur mon lieu de travail actuel, il y a une majorité de femmes sur les postes à fortes responsabilités, et une majorité d'hommes sur les postes de magasiniers. C'est fort plaisant de sentir la normalité qui se dégage de cet état de faits. Qu'importe le genre de l'un ou de l'autre (ça tourne quand même pas mal dans l'équipe), il ne me semble pas ressentir de tensions sexistes, ni dans un sens, ni dans l'autre.

Mais à voir que les choses vont si bien, j'ai tendance à me demander : où est l'astuce ? Nos bibliothèques universitaires sont-elles vraiment un des rares lieu où l'égalité des sexes est respectée ? Quels sont les chiffres ?
Et c'est en me posant ces questions que je suis tombée sur l'excellent mémoire d'étude DCB de Séverine Forlani, daté de décembre 2009. Ses observations sont multiples et je vous laisserais donc parcourir le document pour obtenir plus de chiffres et de précisions.

Notons tout de même quelques points :
- Il y a 70% de femmes conservatrices d'Etat ;
- Dans le corps des conservateurs généraux, le nombre de femmes tombe à 60% des effectifs ;
- Il y n'y a que 57% de femmes directrices de SCD ;
- Pour les bibliothèques des universités les plus prestigieuses, le taux de femmes directrices tombe aux environs de 50% ;
- On observe une tendance à la "remasculinisation" du métier de conservateur au travers d'un plus fort taux d'admission au concours et donc d'une plus forte proportion de conservateurs de 2ème classe ;
- Certaines années, la proportion de femmes admises au concours externe de conservateur d'Etat est très inférieur (jusqu'à 35% seulement) aux pourcentages jusque là cohérents de candidates et de femmes admissibles (autour de 65%), ce qui suggère une discrimination positive des candidats masculins.

Et je vous passe toutes les observations de S. Forlani quant à la tendance à la dévalorisation des métiers lorsque les femmes les investissent (absolument terrifiant) ou sur la difficile féminisation des noms de fonctions (à m'en crever le cœur).

Conclusion : on n'est pas sorties des ronces. Comme l'explique l'auteure, les femmes ont du pouvoir en bibliothèque mais pas *le* pouvoir. Il reste plus difficile pour une femme d'atteindre les postes les plus prestigieux. Et, aujourd'hui, les candidates au concours de conservateur externe, bien que majoritaires, on en fait moins de chances d'être admises que leurs camarades masculins.

Alors le prochain qui sort une blague vaseuse sur la "journée de la femme", je le décanille.


Licence Creative CommonsPhoto : prise par moi-même en Isère en février 2011.
Ce texte et cette photo sont mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 Générique.

jeudi 23 février 2012

Mademoiselle chante le flouze



Le temps des écrits est venu et puis s'en est allé, et j'en ai vu passer le train depuis mon vert pâturage, hébétée de fatigue et de stupeur, triste et soulagée de n'y avoir pas participé.

J'ai vu les commentaires fuser sur les nombres de places accordées, à l'interne, à l'externe, sur l'influence de la condensation des différentes épreuves sur un seul jour. Et j'ai pensé à toutes ces savantes statistiques que j'ai pû moi-même calculer les précédentes années. En fonction de mon âge, de mes études, de ma région, anciennement des options choisies, qu'elles étaient mes chances d'être reçue ? Combien seraient admis sur cette interminable rangée de tables, combien pour toute cette salle d'examen ? Combien d'ennemis à abattre, combien de futurs collèges, combien d'amis ? Combien d'années avant de pouvoir tenter l'interne ?

Tout ce que ces questions m'inspirent désormais, c'est une sensation de privilège indû, de chance incroyable. Le privilège, la chance de devenir fonctionnaire, de pouvoir voir l'avenir plus sereinement que beaucoup trop de gens, de savoir mon salaire assuré pour tous les mois de toutes les prochaines années, et de le voir augmenter année après année, sans possible discrimination. Oui, c'est vrai ça, mes collègues BAS masculins sont payés selon la même grille sariale que moi, nous auront donc le même salaire en fin de carrière, après avoir grimpé uns à uns les échelons de notre merveilleuse fonction publique.

Mais est-ce bien vrai, sera-ce bien le cas ? Hmm, cela mérite quelques instants de réflexion. Hier soir encore, au journal télévisé, le présentateur rappelait que les femmes sont payées en moyenne 20% de moins que les hommes. Un chiffre brut de décoffrage, sans explications ni pédagogie, qui pourrait me conduire à penser que, non, je ne suis pas concernée, que grâce à mon concours et à ma future titularisation, je suis à l'abri de telles discriminations.

Et pourtant, voici ce que Pujadas a omis de dire : c'est que, dans quelques années, je finirais bien par me mettre en ménage, par procréer, par m'attacher à ma progéniture. Et ce que les statistiques racontent, c'est qu'il y a de fortes chances pour que ce soit moi qui m'occupe le plus des petits, pour que ce soit moi qui soit le plus tentée par un temps partiel, voire par un congé parental, parce que leurs premières années sont précieuses et qu'elles filent, parce que c'est mieux pour eux de ne pas être constamment chez la nounou, j'en passe et des meilleures. Je veux bien, pourquoi pas, c'est sûrement plus sympa de grandir avec des parents disponibles. Mais combien de pères envisagent ces options pour eux-mêmes plutôt que pour leur co-parent ?

Oui, bien sûr, il y en a quelques uns, des pères au foyer, oui bien sûr, la société a changé, bien sûr en France on a la chance incroyable d'avoir des crèches qui nous permettent de ne plus choisir entre tout et rien, entre la femme d'affaires et la mère au foyer. Mais pourquoi les chiffres, eux, indiquent-ils que la situation reste largement défavorable aux femmes, dès qu'elles ont enfanté ?

C'est que les croyances collectives ont la vie dure, que nous sommes tous si bien conditionnés, que nous reproduisons et transmettons ce comportement à l'infini, de poupées en petites voitures, d'études littéraires en diplômes de sciences de la matière, de faibles choses empêtrées dans les kilos de leurs sacs à mains en héros ouvreurs de bocaux. Un conseil les filles : pour ouvrir un bocal récalcitrant, il suffit de lui taper fort au cul avec le plat de la main. No man needed here.

Alors voilà, toutes ces choses avec lesquelles on vit sans y penser, ce sont des violences symboliques, nécessaires pour maintenir l'ordre établi, les hiérarchies existantes et les femmes au foyer. Est-ce plus grave que la faim dans le monde ou l'épidémie de Sida ? Non bien sûr. Mais le "mademoiselle" ne me manquera pas.


Licence Creative CommonsPhoto : prise par moi-même à Amiens en mars 2011.
Cette photo est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 Générique.

samedi 28 janvier 2012

Les dix commandements du candidat


En ce dernier week-end de révisions, je voulais proposer aux candidats aux concours de cette semaine mes quelques conseils de participante multirécidiviste à la grande loterie de la fonction publique.
Bon, bien sûr, il ne s'agit que de mon opinion, vous faites ce que vous voulez, hein !

Les dix commandements du candidat
  1. Très à l'avance de chez toi tu partiras, et ainsi le stress du métro en panne tu éviteras ;
  2. Les snacks emballés individuellement tu banniras, ou sous les coups de tes congénères tu périras ;
  3. Mais une belle portion de chocolat tu prévoieras qui à la fin des épreuves te récompenseras ;
  4. Avant toutes choses tes entêtes de copies tu rédigeras et du rab' de brouillon tu demanderas (et ainsi ta réflexion par manque de papier tu n'interrompras pas) ;
  5. Par deux fois le sujet tu reliras, ce qui des contresens t'éviteras ;
  6. Au brouillon toutes tes idées (même les plus fugaces ou ridicules) tu noteras ;
  7. En recopiage un temps précieux tu ne perdras pas et sur ta copie seule tu rédigeras ;
  8. Un temps de réflexion avant d'écrire tu prendras pendant lequel la cohérence de ton raisonnement tu vérifieras (car il est notoirement plus difficile de modifier son plain une fois la copie entièrement rédigée...) ;
  9. Au moins 15 mn de relecture tu prévoieras : c'est toujours plus long de se relire que ce que tu crois ;
  10. Au maximum de stresser tu éviteras : si ça peut te rassurer, sache que tes co-candidats sont bien plus anxieux que toi !
Bonne chance à tous et bon courage pour cette dernière ligne droite avant les écrits !

Licence Creative CommonsPhoto : prise par moi-même à la Paris en octobre 2011.
Cette photo est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 Générique.

mercredi 18 janvier 2012

La réalité en toutes lettres



Ce soir, en rentrant du travail, j'ai trouvé ma convocation au concours de bibliothécaire. Je l'ai ouverte à demi amusée et je l'ai à peine lue avant de la reposer et de m'éloigner. Puis j'ai fait demi-tour. J'ai repensé à toutes ces précédentes convocations sur ce même papier saumon, parfois vert, à la boule que j'avais au ventre en éventrant chaque enveloppe du ministère, aux quelques secondes d'angoisse avant d'aller regarder sur Google Maps l'emplacement exact du bâtiment, repérer les parkings à proximité ou les arrêts de transport en commun, de calculer le temps qu'il faudrait en ajoutant une heure de marge pour faire bonne mesure et parer aux mauvaises surprises. Alors j'ai cherché des yeux l'adresse, en haut de la lettre. Tiens, Arcueil, je ne sais même pas où c'est. Et puis j'ai haussé les épaules. Mais je n'ai pas encore osé jeter ce petit sésame à la poubelle.

Mes collègues révisent dur, de séminaires en exercices de catalogages, toujours un bouquin à portée de main pour réviser encore un peu entre deux lecteurs à la banque de prêt ou pour le dégainer dès qu'ils auront pu s'adosser contre une porte de métro, malgré la pression de la foule et l'inconfort de la position. Je les regarde de loin, un peu ahurie, comme mal réveillée, tout à fait étonnée de ne pas faire comme eux, un peu fière de moi de n'avoir pas replongé dans mes habitudes de fichage compulsif, un peu déçue aussi de ne pas participer à cette grande  expérience collégiale. Pour la première fois, j'aurais pu avoir des collègues avec qui échanger des notes et des références bibliographiques, avec qui faire le planton devant la porte d'examen et échanger des parts de goûter entre deux épreuves, et pour la première fois depuis des années, depuis des lustres me semble-t-il dans la brume de mes pensées, je n'irais pas. C'est dommage non ?

Mais ma décision est prise, c'est sûr : dès que j'aurais fini d'écrire ce billet, j'irais jeter ma convocation. Ou du moins, la cacher dans le fond d'un tiroir...

Licence Creative CommonsPhoto : prise par moi-même en décembre 2011, en Haute-Savoie.
Cette photo est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 Générique.

mardi 10 janvier 2012

Que l'année vous soit douce et heureuse...


Comme il est encore temps pour les voeux de nouvelle année, je vous souhaite que 2012 soit pleine de petites et grandes surprises, de petites et grandes joies, de petites et grandes avancées. Et le bonheur de savoir savourer toutes ces choses, minuscules ou immenses.

Cette année, je n'ai aucune envies de bonnes résolutions, de grand ménage de janvier, de remettre ma vie en ordre. J'ai envie de rêves et de perspectives. Alors, plutôt que de me pencher sur les choses à améliorer dans ma vie de tout les jours (et pourtant, j'en ai, de la marge d'amélioration !), et histoire de sortir un peu le nez de nos chères bibliothèques (et de ces fameux concours), j'ai préféré me replonger dans ma liste de choses à faire. Enfin, ma liste de choses à faire pour les cinquante ans à venir. J'ai rayé les choses accomplies (oui ! J'ai eu un concours ! J'ai fait le tour de l'Andalousie ! J'ai chanté le Requiem de Mozart !), j'ai enlevé ce qui ne me tente plus, j'ai ajouté de nombreuses nouvelles idées. Le grand dépoussiérage donc.

Alors je vous propose une petite trentaine d'items que je prévois de faire, un jour ou l'autre, dans les cinquante années à venir. Peut-être que vous aussi, vous aimeriez bien traire une vache ou publier un livre ? Je vous invite alors à réfléchir aussi à vos petits et grands projets, pour toutes ces nouvelles années à venir. Parce qu'on a parfois besoin d'essayer de regarder un peu plus loin que le bout de son quotidien.

To do list :

- Publier un livre ;
- Dîner au sommet de la tour Eiffel ;
- Vivre à l'étranger ;
- Diriger un choeur ;
- Tremper mes pieds dans chaque mer du globe ;
- Un baptême de parapente ;
- Visiter le tournage d'un film ;
- Faire pousser des fraisiers ;
- Savoir assez de japonais pour le lire ;
- Chanter dans un groupe de rock amateur ;
- Visiter New-York ;
- Faire une croisière sur le Nil ;
- Avoir ma propre voiture (et faire des créneaux !) ;
- Manger dans un tas de restaurants gastronomiques ;
- Trouver un petit fossile en tapant sur des cailloux ;
- Visiter tous les pays d'Europe ;
- Et tous les départements français ;
- Aller au Japon ;
- Faire de l'aviron sur un lac alpin ;
- Hurler de toutes mes forces au milieu de rien ;
- Nager avec des dauphins ;
- Apprendre à monter à cheval ;
- Traire une vache ;
- Observer des lémuriens à Madagascar ;
- Et des gorilles sur le Niragongo ;
- Assister à un gala d'ouverture de Jeux Olympiques ;
- Monter une mayonnaise ;
- Danser le flamenco...

Et surtout ne pas cesser de garder le nez en l'air.


Licence Creative CommonsPhoto : prise par moi-même en décembre 2011, en Haute-Savoie.
Cette photo est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 Générique.